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Niger : vers la fin de l’importation du riz ?

Le Niger renforce sa production nationale de riz grâce au Programme Grande Irrigation (PGI), une initiative gouvernementale qui vise à réduire la dépendance aux importations et à stabiliser les prix alimentaires. 3 000 tonnes de riz ont été commercialisées à Niamey dans le cadre d’une opération spéciale pendant le Ramadan, tandis que le plan 2024-2027 cible près de 40 000 hectares de périmères hydro-agricoles et une production attendue supérieure à 700 000 tonnes.

POLITIQUE
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Riz avarié alertant le gouvernement, enquête en cours au Togo.
Riz, @: Togofirst
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Pendant longtemps, la consommation rizicole du pays reposait essentiellement sur des importations, exposant les ménages aux variations des marchés internationaux. Sous l’impulsion des autorités issues de la Refondation et du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), des investissements publics massifs dans les aménagements hydro-agricoles cherchent à inverser cette tendance. La volonté affichée par les décideurs est de rendre le riz local plus présent sur les étals et plus accessible aux consommateurs.

Au lancement de l’opération « Spécial Ramadan », le 28 janvier à Niamey, le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine a rappelé l’objectif politique de reprendre la main sur l’approvisionnement alimentaire national. Le PGI, présenté comme le principal levier de cette stratégie pour la période 2024-2027, prévoit la création de 21 200 hectares de nouvelles terres irriguées et la réhabilitation de 10 000 hectares supplémentaires, portant à près de 40 000 hectares la superficie concernée par de grands périmètres hydro-agricoles.

Déploiement régional, volumes distribués et défis logistiques

Outre la mobilisation de surfaces, le programme intègre la diversification des cultures sur ces aménagements : le maïs, le blé et le fourrage figurent parmi les productions complémentaires attendues. Parallèlement, les autorités mettent l’accent sur la petite irrigation, dont la valorisation de 350 000 hectares est censée générer l’équivalent de 1,28 million de tonnes de céréales supplémentaires, selon les chiffres officiels. Ces projections s’accompagnent d’efforts de modernisation des infrastructures et de création d’emplois en milieu rural.

La campagne commerciale liée au Ramadan a été un premier terrain d’application concret. À Niamey, 3 000 tonnes de riz blanc — soit 120 000 sacs de 25 kg — ont été mises sur le marché à des prix régulés. Les opérations ont également été déployées dans plusieurs régions : Dosso a enregistré la cession d’un peu plus de 102 tonnes à prix modéré ; Tahoua a bénéficié d’une distribution d’un « volume important » destinée à stabiliser l’approvisionnement local ; Zinder, Maradi, Agadez et Diffa ont animé des ventes promotionnelles subventionnées.

Les prix de vente, variables selon les variétés proposées, ont été affichés à 8 000, 9 500 et 10 500 FCFA, des niveaux présentés par les autorités comme compatibles avec les objectifs de soutien au pouvoir d’achat des ménages. La présidente du Fonds de solidarité pour la sauvegarde de la patrie (FSSP) a souligné la nécessité de renforcer chaque maillon de la chaîne — de la production au stockage et à la distribution — pour sécuriser l’accès au riz produit localement, rappelant que la Grande Irrigation commence à produire des résultats tangibles.

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