Le Congo accepte un accord de 1,2 milliard de dollars avec les États-Unis
Un rapport récent indique que la République démocratique du Congo, à l’instar du Burkina Faso, a choisi d’accepter des financements américains destinés au secteur de la santé, environ un an après que l’administration Trump a interrompu l’aide de l’USAID à l’Afrique.

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Un communiqué conjoint publié jeudi précise que l’accord s’étendra de 2026 à 2031 et associera 900 millions de dollars d’appui américain à 300 millions de dollars de dépenses nationales, que le gouvernement congolais augmentera progressivement.
Selon Reuters, le dispositif vise à cibler plusieurs priorités de santé publique : VIH/SIDA, tuberculose, paludisme, santé maternelle et infantile, élimination de la poliomyélite, surveillance épidémiologique, renforcement des ressources humaines en santé et préparation aux urgences.
Réactions récentes d’États africains
Le gouvernement congolais s’est montré confiant sur le fait que l’accord améliorera les indicateurs de santé et renforcera son rôle régional, positionnant le pays comme un point central pour la surveillance des maladies et la réponse rapide en Afrique centrale.
Le ministère a déclaré que cet investissement structurel visait à rendre le système de santé plus résilient, à améliorer les soins offerts à la population et à consolider la souveraineté nationale en matière de santé.
Cette décision intervient alors que les États-Unis intensifient leur diplomatie sanitaire sur le continent : Washington a récemment signé un accord de 147 millions de dollars avec le Burkina Faso, mêlant aide humanitaire et intérêts géopolitiques dans la région du Sahel.
Comme pour l’accord congolais, l’entente américaine avec le Burkina Faso a pour objectifs le renforcement des soins de santé primaires, l’amélioration de la surveillance des maladies, la préparation aux épidémies et la promotion de l’accès aux soins au niveau communautaire.
Le Burkina Faso prévoit d’investir 119 millions de dollars localement, notamment dans des dispositifs de signalement numérique, le renforcement des capacités des laboratoires et des projets de santé communautaire, illustrant un modèle de cofinancement répandu dans les accords avec les autorités américaines.
Cependant, tous les pays africains n’ont pas accepté de tels accords. Le Zimbabwe s’est récemment retiré d’un projet d’accord sanitaire proposé par les États-Unis, d’un montant de 350 millions de dollars, invoquant des préoccupations liées à la souveraineté concernant le partage et le contrôle des données. La Zambie a, de son côté, suspendu un projet d’accord d’un milliard de dollars avec les États-Unis, en raison de clauses jugées contraires à ses intérêts nationaux.
Ces cas ont été cités comme exemples d’une tendance selon laquelle certains États africains examinent les accords d’aide en confrontant les avantages financiers aux risques potentiels de perte d’autonomie politique ou d’imposition de conditions.

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