Katrina Patchett raconte qu’elle repérait les toilettes et se faisait vomir jusqu’à 20 fois par jour

Katrina Patchett, figure de Danse avec les stars sur TF1, révèle dans son autobiographie Mon corps, mon combat (Fayard) et au micro du Buzz TV du Figaro avoir été victime de boulimie pendant plusieurs années, jusqu’à se faire vomir « jusqu’à 20 fois par jour ». Dans cet entretien médiatisé, la danseuse détaille un trouble qui s’est installé progressivement et a façonné son quotidien, la contraignant à repérer systématiquement les toilettes dès son arrivée dans un lieu public.

CéLéBRITé
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"Danse avec les stars" : une danseuse emblématique révèle sa maladie et son repérage constant des toilettes partout où elle se déplace
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Selon son récit, la boulimie s’est immiscée « petit à petit » dans sa vie. Elle évoque la honte et le secret qui accompagnent souvent les troubles alimentaires, et la difficulté à interrompre un comportement devenu mécanique. « Au début, on tente, on n’y arrive pas. Ce n’est pas facile à faire, de faire remonter ce qui reste dans notre estomac. Et puis, ça devient plus régulièrement, après ça repart », confie-t-elle, décrivant un processus de répétition et d’auto-contrôle avorté.

La danseuse décrit un cercle vicieux : le vidage entraîne une faim permanente, qui conduit à se resservir pour combler le manque, puis à ressentir de la culpabilité et à se purger à nouveau. Ce schéma, résumé par Katrina par « quand on se vide, on a constamment faim », illustre la dynamique classique des épisodes de binge-and-purge qu’elle a vécus et qui ont fini par s’imposer comme une habitude quotidienne.

« Le monstre des toilettes » et les traces d’une enfance difficile

Un passage marquant de son témoignage, lu en partie par le journaliste Nicolas Vollaire, décrit ce qu’elle appelle le « monstre des toilettes » : l’attention obsessionnelle portée aux lieux d’aisance lors de sorties au restaurant, en soirée ou chez des amis. « Dès que j’allais quelque part, je repérais les toilettes », relate le passage cité par Vollaire, et Katrina confirme avoir élaboré « un plan d’attaque » pour s’éclipser sans se faire remarquer.

Elle compare ce comportement à celui d’une personne qui repère les sorties de secours, soulignant la tension et l’hypervigilance nécessaires pour dissimuler son trouble. Chaque sortie publique devenait ainsi un exercice de gestion de l’angoisse et de recherche d’occasions discrètes pour se purger.

Katrina Patchett évoque aussi des éléments familiaux qu’elle juge avoir contribué à son mal-être. Dans une interview à Closer, elle raconte qu’enfant son père la taquinait en la pinçant et en l’appelant « Porky », « la petite cochonne », dès l’âge de cinq ans. Elle reconnaît ne pas croire à une malveillance volontaire, mais estime que ces marques verbales « restent ».

Elle attribue également une influence à l’attitude de sa mère, qu’elle décrit comme « constamment au régime » et qui lui répétait enfant : « On ne peut ni être trop fine, ni trop riche ». Cette remarque, selon la danseuse, a laissé une empreinte sur son rapport au corps et à l’alimentation.

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