Institut supérieur d’études de protection civile accueille 31 nouveaux stagiaires
À Ouagadougou, l’Institut supérieur d’études et de protection civile (ISPEC) a procédé, le 28 janvier 2026, à l’accueil officiel de la 14e promotion de la formation initiale des officiers sapeurs‑pompiers : 31 stagiaires originaires de 15 pays africains — dont cinq femmes — engagés pour un cycle de formation de cinq mois, du 26 janvier au 19 juin 2026, axé sur l’intervention opérationnelle, le commandement et le secourisme.

SOMMAIRE
La cérémonie d’entrée s’est tenue au sein de l’institut et a été présidée par le commandant de la brigade nationale de sapeurs‑pompiers, le colonel Daba Naon. Il a salué la mixité des nationalités présentes et présenté l’encadrement pédagogique : le capitaine Benoît Pascal Oulé assumera la direction des cours, secondé par le lieutenant Théophile Tapsoba, avec l’appui de six sous‑officiers chargés des modules pratiques et du suivi des stagiaires.
Le commandant a invité les futurs officiers à faire preuve d’engagement et de courage tout au long de la formation, soulignant que l’augmentation des risques liés aux changements climatiques, à l’urbanisation rapide et aux incidents technologiques rend indispensable le renforcement des capacités d’intervention des soldats du feu sur le continent.
Programme, objectifs et témoignages des stagiaires
Le directeur des cours, le capitaine Pascal Benoît Oulé, a précisé que la session se déroule selon un format modulaire et progressif combinant enseignements théoriques et exercices pratiques. Parmi les modules annoncés figurent le secourisme, la fonction de chef de garde d’incendie — présenté comme le cœur du stage — ainsi que des volets consacrés au commandement opérationnel et au leadership en situation de crise.
Les séances pratiques, ont‑ils indiqué, incluront des simulations d’intervention, des exercices de coordination et des mises en situation visant à développer la réactivité et la prise de décision sous pression. L’appui des sous‑officiers doit permettre un accompagnement individualisé pour chaque stagiaire durant les phases de terrain.
Les 31 candidats proviennent de 15 pays africains différents ; l’ISPEC accueille pour la 14e fois une promotion internationale, ce qui, selon les organisateurs, favorise l’échange d’expériences et la consolidation de réseaux professionnels transfrontaliers. Le commandant de la brigade a rappelé que cette diversité constitue un atout pour améliorer la coopération opérationnelle en matière de gestion des sinistres.
Parmi les stagiaires, l’enseigne de vaisseau de 2e classe Christian Bernard Ebène, du Cameroun, a salué la réputation de l’institut en Afrique de l’Ouest et expliqué venir se former pour maîtriser des techniques d’intervention applicables sur le terrain dans son pays. Seyni Badjo Mohamane, du Mouvement national des sapeurs‑pompiers du Niger, a déclaré vouloir renforcer ses compétences pratiques et théoriques afin de sauver des vies et transmettre ces savoirs à ses collègues.
Plusieurs participants ont exprimé leur gratitude envers les autorités burkinabè et les responsables de l’ISPEC pour l’accueil réservé au démarrage de cette session de formation

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