Guinée : au moins 30 morts dans l’éboulement d’une décharge à Conakry
Un éboulement survenu dans la nuit du 22 au 23 août 2026 à la décharge de Dar-es-Salam, dans la commune de Gbessia à Conakry, a fait au moins 30 morts selon le gouvernement guinéen, tandis que la Protection civile évoquait jusqu’à 31 décès en fin de journée.


Au moins 30 personnes ont été tuées dans l’éboulement d’une partie de la décharge de Dar-es-Salam, à Conakry, dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 août 2026, après de fortes pluies, selon un bilan provisoire communiqué par le gouvernement guinéen.
L’accident s’est produit vers 2 heures du matin dans le quartier de Dar-es-Salam, dans la commune de Gbessia, où la masse de déchets s’est affaissée sur des habitations et des abris installés au pied du site. Le gouvernement a fait état de 30 morts, 6 blessés graves et 16 blessés légers, tandis qu’un décompte communiqué plus tard par la Protection civile faisait état de 31 décès. Les recherches se poursuivaient dimanche soir.
Selon l’Associated Press, plusieurs maisons ont été détruites et au moins six personnes ont été grièvement blessées. Des équipes de secours, des forces de sécurité, des agents de la Protection civile et des bénévoles ont été déployés pour tenter de retrouver d’éventuelles autres victimes sous les déchets et les décombres.
Les autorités guinéennes ont affirmé avoir engagé depuis plusieurs jours des opérations de sécurisation et d’évacuation autour de la décharge. Un communiqué officiel relayé le 19 août annonçait déjà la libération des emprises du site, présenté comme particulièrement exposé aux risques d’éboulement et de pollution.
La ministre de l’Administration du territoire, Djénabou Touré, a indiqué sur place que la fermeture du site devait intervenir dimanche. Des habitants et des médias locaux rappellent toutefois que la présence de familles au pied de cette montagne d’ordures est dénoncée depuis des années, sans solution durable.
Le drame ravive le souvenir d’un précédent accident meurtrier survenu sur la même décharge en 2017. Il relance aussi les critiques sur la gestion des zones à risque dans la capitale guinéenne, où les fortes pluies aggravent régulièrement la vulnérabilité des quartiers informels.


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