Gabon : Gabon Loisirs et Tourisme rachète la filiale française Newrest
Gabon Loisirs et Tourisme (GLT) a officialisé, vendredi, la reprise de Newrest Gabon via un protocole de cession couvrant l’actif et le passif, garantissant la continuité des prestations et la sauvegarde de plus de 300 emplois sur neuf sites, pour un périmètre économique représentant plus de 10 milliards FCFA de charges annuelles.

SOMMAIRE
L’opération confirme une recomposition significative du segment du catering industriel au Gabon et mobilise des ressources humaines et financières concentrées autour des prestations de restauration collective, d’hébergement, de blanchisserie et des services logistiques associés aux sites extractifs et industriels.
Selon les termes du protocole, la reprise permettra d’assurer la continuité des contrats en cours, souvent pluriannuels et étroitement intégrés aux opérations pétrolières et minières, où la maintenance des bases-vie et des plateformes conditionne la sécurité et la productivité des équipes.
Un maillon stratégique pour l’industrie extractive et l’économie locale
Dans le secteur pétrolier, le catering n’est pas un simple service annexe : il soutient l’exploitation en garantissant l’alimentation, l’hébergement et l’entretien des installations qui hébergent les personnels. Ces prestations sont soumises à des normes HSE strictes et à des exigences de continuité qui rendent les contrats stables et prévisibles en termes de flux de trésorerie, proportionnels à l’intensité de l’activité extractive.
GLT, acteur présent depuis plus de quinze ans sur les sites industriels gabonais, récupère ainsi une activité structurée par un groupe international et hérite de process, de standards opérationnels et d’un portefeuille clients exigeant. L’entreprise a déployé une gouvernance dédiée pour évaluer les actifs repris, harmoniser les pratiques opérationnelles et sécuriser l’exploitation, en mettant l’accent sur la stabilisation de l’outil industriel.
La portée économique de l’opération dépasse le seul périmètre pétrolier. Elle concerne également des segments connexes : exploitation minière, grands chantiers d’infrastructures, production d’énergie et événements liés au tourisme d’affaires. Ces marchés utilisent des services similaires de restauration collective et d’hébergement, et représentent des débouchés complémentaires pour un opérateur local disposant d’une capacité opérationnelle renforcée.
Sur le plan social, la préservation de plus de 300 emplois répartis sur neuf sites constitue un élément central du protocole, visant à limiter les ruptures dans l’emploi et à maintenir les compétences locales mobilisées sur des opérations à forte contrainte technique et organisationnelle.
L’opération s’inscrit dans un contexte où l’État privilégie la diversification économique et le renforcement des capacités des opérateurs nationaux à reprendre des activités auparavant détenues par des groupes étrangers, une orientation traduite par des décisions de politique économique et des mesures incitatives à destination des entreprises locales.

Commentaires