France : la hausse des droits d’inscription inquiète des étudiants africains

À l'approche de la rentrée 2026-2027, les droits différenciés applicables à de nombreux étudiants extracommunautaires dans les établissements publics français atteignent 2 902 euros en licence et 3 950 euros en master, sur fond de règles d'exonération durcies.

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À Paris, brassage et rencontre entre étudiants africains [1/3] - Reportage Afrique
À la Cité universitaire internationale à Paris, de nombreux étudiants étrangers se croisent. © Julie Sebadelha / AFP
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À l’approche de la rentrée universitaire 2026-2027 en France, la hausse des droits d’inscription demandés à de nombreux étudiants extracommunautaires inquiète des étudiants africains admis dans les établissements publics, alors que les frais différenciés atteignent 2 902 euros en licence et 3 950 euros en master, selon Etudiant.gouv et le ministère français de l’Enseignement supérieur.

Ces montants s’appliquent aux étudiants internationaux hors Union européenne qui ne relèvent pas des cas de non-assujettissement prévus par la réglementation. Le ministère précise notamment que les doctorants, les réfugiés, les bénéficiaires de la protection subsidiaire, les titulaires d’une carte de résident ou les étudiants rattachés à un foyer fiscal en France depuis plus de deux ans continuent de payer les mêmes droits que les étudiants français et européens.

Le cadre a été resserré par le décret n° 2026-385 du 19 mai 2026, entré en vigueur le 21 mai. Dans une foire aux questions publiée le 13 juillet, le ministère explique que les exonérations décidées par les établissements restent possibles à la demande de l’étudiant et au regard de sa situation personnelle, mais qu’elles sont plafonnées à titre transitoire à 30 % des étudiants concernés pour l’année 2026-2027.

Dans un reportage publié le 22 août, RFI a recueilli les témoignages d’étudiants africains admis en France qui disent redouter l’effet de cette hausse sur leur projet d’études et sur le renouvellement de leur titre de séjour, qui suppose de pouvoir se réinscrire. Le média cite notamment des étudiants admis en master et en licence qui expliquent devoir cumuler emplois précaires et démarches administratives pour tenter de réunir les sommes demandées.

Campus France recensait 443 500 étudiants étrangers inscrits dans l’enseignement supérieur français en 2024-2025. De son côté, une note du SIES publiée en juin 2026 fait état d’une hausse de 5,1 % des étudiants en mobilité internationale à l’université en 2025-2026, signe d’une attractivité qui reste forte malgré le durcissement des conditions financières.

Les étudiants déjà exonérés au titre de l’année 2025-2026 peuvent toutefois conserver ce bénéfice jusqu’à la fin de leur cycle de licence ou de master s’ils poursuivent leur cursus dans le même établissement. Le ministère indique aussi que les étudiants ayant obtenu une exonération pour 2026-2027 avant l’entrée en vigueur de la réforme en conservent le bénéfice dans les mêmes conditions.

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