Flora Coquerel réagit après sa citation dans l’affaire Epstein : « Je suis profondément choquée »
Une mise en ligne massive de documents liés à Jeffrey Epstein a relancé l’attention médiatique et placé plusieurs personnalités françaises sous les projecteurs, sans qu’aucune implication judiciaire directe ne soit établie. Parmi les noms cités, celui de Flora Coquerel, Miss France 2014, a provoqué une vague d’indignation après l’apparition d’un courriel de 2015 évoquant son envoi éventuel à New York ; la concernée dément formellement tout contact avec Epstein et se dit prête à défendre sa réputation.

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Les archives rendues publiques comprennent plus de trois millions de pages — courriels, photos et vidéos — mises en ligne à la suite d’une décision américaine obtenue après de fortes pressions politiques. Ce corpus mêle documents directement liés aux accusations d’exploitation sexuelle et échanges de nature apparemment anodine. Jeffrey Epstein, financier retrouvé mort en prison en 2019 alors qu’il attendait son procès, reste au centre du dossier ; Ghislaine Maxwell, proche de l’accusé, a été condamnée à vingt ans de détention pour sa participation à l’organisation et la facilitation d’agressions sexuelles sur des mineurs.
La diffusion de ces éléments relance des interrogations sur l’étendue des relations du réseau Epstein. Plusieurs personnalités internationales y figurent, parfois sous la forme de registres de vols ou de correspondances. Des registres citent notamment que Donald Trump aurait utilisé le jet privé d’Epstein à plusieurs reprises dans les années 1990, affirmation que l’actuel président conteste. Dans l’ensemble des fichiers, coexistent des échanges qui traduisent une proximité d’ordre social ou intellectuel et d’autres messages à caractère sexuel, sans que la présence d’un nom dans les archives n’équivaille à une implication criminelle établie.
Affaire Epstein : révélations et répercussions en France
La diffusion des documents a entraîné en France des réactions publiques de personnalités dont les noms apparaissent dans les dossiers. Jack Lang, ancien ministre de la Culture et président de l’Institut du monde arabe, admet avoir rencontré Jeffrey Epstein à plusieurs reprises à Paris et évoque une rencontre il y a « une quinzaine d’années », assurant n’avoir jamais su « rien » des agissements qui ont été reprochés au financier. Il a décrit Epstein comme une personne séduisante par son érudition et sa curiosité intellectuelle, déclarant qu’il n’avait pas pour habitude de s’enquérir du casier judiciaire de ses interlocuteurs.
Le nom de Caroline Lang, fille de Jack Lang, figure également dans les révélations. Selon Mediapart, elle aurait créé une société offshore aux Îles Vierges américaines pour « favoriser l’acquisition de jeunes artistes », société financée par Epstein. Elle affirme ne pas avoir mesuré les implications de ce partenariat et déclare avoir récemment découvert, via ces mêmes documents, un legs de cinq millions de dollars attribué à Epstein dans un testament. Caroline Lang assure ne pas avoir entendu parler de ce legs auparavant.
La mention de Flora Coquerel dans un courriel de 2015, signé d’un certain Daniel Siad, a suscité une réaction immédiate de l’ex-Miss France. Sur Instagram, elle exprime son choc et réfute tout contact ou rencontre avec Jeffrey Epstein ou avec une personne nommée Siad, se disant opposée aux agissements dénoncés et indiquant que son avocat « entend faire respecter avec la plus grande vigilance » ses droits et sa réputation. D’après le Hindustan Times, Daniel Siad est cité plus de 1 880 fois dans ces documents et aurait été décrit comme l’un des « éclaireurs » du milliardaire.

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