Eric Judor : « Je suis à moitié noir, ça aide », révélations sur sa carrière musicale
Eric Judor, connu pour son duo avec Ramzy Bedia et pour ses rôles au cinéma et à la télévision, a débuté sa carrière artistique loin des projecteurs comiques : des images d’archives le montrent, en 1994, chantant dans une chorale de gospel. Ces archives, reprises depuis sur les réseaux, témoignent d’une facette méconnue de l’humoriste et documentent ses premiers pas publics avant la formation du célèbre tandem Eric & Ramzy.

SOMMAIRE
Le binôme Eric & Ramzy s’est fait connaître au grand public par un humour absurde et verbal, qui s’est exprimé sur scène, à la télévision et au cinéma. Après des succès notables, notamment avec la sitcom H aux côtés de Jamel Debbouze, le duo a investi le grand écran au début des années 2000 avec des films comme La Tour Montparnasse infernale. Leur parcours comporte aussi des revers commerciaux, à l’instar de l’adaptation des Daltons, qui n’a pas rencontré le même écho.
Aux alentours des années 2010, le duo a pris ses distances pour permettre à chacun de mener des projets en solo et de se consacrer à sa vie familiale. Eric Judor a alors développé une carrière d’auteur-réalisateur et d’acteur indépendant : la série Platane diffusée sur Canal+, des publicités, puis le film Problemos, coécrit avec Blanche Gardin, qui met en scène une pandémie fictive — un sujet devenu particulièrement saillant avec l’arrivée du COVID-19 trois ans après la réalisation du film. Il a également tenté des registres plus dramatiques, notamment dans Roulez jeunesse.
Un passé vocal sérieux : les archives gospel d’Eric Judor
Moins médiatisée que sa carrière comique, la pratique du chant religieux chez Eric Judor est documentée par un reportage datant de 1994. À cette époque, alors qu’il rencontre Ramzy Bedia, Judor chante au sein d’une chorale de gospel et se laisse interviewer, donnant des éléments sur son attirance pour les musiques noires-américaines qui l’ont marqué, notamment lors d’écoutes en églises aux États-Unis.
Dans l’extrait d’archive, l’artiste se livre avec un humour déjà perceptible : “Je suis à moitié noir, déjà, ça aide !”, lance-t-il à la caméra, avant d’expliquer son goût pour cette musique vocale et sacrée. Le reportage montre un jeune Judor au timbre de voix engagé, entouré de choristes, et permet d’apprécier la sincérité de son implication musicale à cette période.
Ces images d’archives ont été reprises et circulent aujourd’hui, offrant un angle inédit sur la trajectoire de l’humoriste, qui a ensuite transposé certains éléments de son goût pour la musique dans des séquences de ses rôles comiques — comme la scène mémorable dans H où son personnage quitte une scène en chantant du gospel et en claquant des mains : “Where is the raiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin…?”

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