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Côte d’Ivoire : le Conseil du coton et de l’anacarde prolonge d’une semaine les mesures pour sécuriser la filière anacarde

Démarrée le 9 février 2026, la campagne de commercialisation de la noix de cajou en Côte d’Ivoire, premier producteur mondial, a pris un nouvel élan après une décision réglementaire en faveur des acteurs locaux.

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Côte d’Ivoire: le régulateur de la filière de l’anacarde prolonge des mesures pour sécuriser le secteur
<span>[Image d'illustration] Un homme à l'œuvre dans le pavillon d'un producteur de noix de cajou lors du 7e Salon international de l'agriculture et des ressources animales (Sara-2025) au Parc des expositions d'Abidjan, le 25 mai 2025.</span> <span>AFP - ISSOUF SANOGO</span>
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SOMMAIRE

Le Conseil du coton et de l’anacarde (CCA) a annoncé l’allongement d’une semaine de la période durant laquelle les entreprises ivoiriennes disposent d’un droit prioritaire pour acheter les noix brutes directement auprès des producteurs. Cette mesure vise à renforcer la place des transformateurs nationaux sur un marché très concurrentiel.

Selon un interlocuteur au sein du CCA, l’objectif est d’assurer une meilleure sécurisation des approvisionnements pour les unités de transformation installées dans le pays. Le régulateur signale par ailleurs un lancement de campagne encourageant : le prix bord champ serait appliqué, et les volumes collectés auprès des producteurs s’enlèvent de façon régulière.

Du côté des transformateurs, la décision est reçue comme un soutien bienvenue. Un responsable du groupement professionnel explique que ce délai supplémentaire leur permettra de se positionner plus rapidement sur les lots disponibles. L’État a d’ailleurs placé la transformation locale au cœur de sa stratégie, avec l’ambition de porter à 700 000 tonnes la quantité d’anacarde traitée sur le territoire ivoirien.

Une baisse de la production

Malgré ce cadre favorable, les producteurs font état d’un recul des rendements. Les chiffres officiels ne sont pas encore publiés, mais plusieurs acteurs du secteur estiment qu’atteindre l’objectif national de 1,5 million de tonnes cette année sera compliqué. Des pluies survenues précocement en janvier seraient en partie responsables de ce tassement, perturbant le développement des fleurs et des fruits sur certains vergers.

La conséquence immédiate a été une première récolte en deçà des attentes. Les observateurs se tournent désormais vers la seconde campagne, dont la cueillette devrait s’achever d’ici la fin du mois d’avril, pour savoir si les pertes pourront être en partie compensées.

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