Côte d’Ivoire : la production de noix de cajou a atteint 1 549 221 tonnes en 2025

La Côte d’Ivoire a atteint en 2025 une production record de 1 549 221 tonnes de noix brutes de cajou, plaçant le pays au premier rang mondial de la filière, a annoncé le 7 février 2026 le directeur général du Conseil du coton, de l’anacarde et du karité (CCAK), Berté Mamadou, lors d’une conférence de presse à Yamoussoukro, selon une dépêche de l’Agence ivoirienne de presse (AIP).

ECONOMIE
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La production ivoirienne a franchi les 1,5 million de tonnes en
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Le chiffre publié par le régulateur illustre une progression spectaculaire sur dix ans. Selon le CCAK, cette hausse s’inscrit dans une stratégie de suivi systématique des vergers et d’un encadrement technique renforcé des exploitants, mesures destinées à améliorer les rendements et la qualité des récoltes.

Plusieurs facteurs conjoncturels et structurels expliquent également cette évolution, d’après les autorités. Le renforcement de la surveillance aux frontières terrestres aurait réduit les sorties informelles de noix brutes vers les pays voisins, entraînant une meilleure prise en compte de ces volumes dans les statistiques nationales. La pluie, bien répartie dans les principales zones de production du Nord et du Centre, et un prix bord champ revu à la hausse — 425 FCFA le kilogramme en 2025 contre 275 FCFA en 2024 — ont été cités comme incitations économiques à l’entretien des plantations et à la récolte intégrale.

Transformation industrielle et part de marché régionale

Sur le plan industriel, la transformation locale a connu une accélération majeure en 2025. Des estimations du cabinet indépendant N’kalô, relayées par Sika Finance, indiquent qu’environ 600 000 tonnes de noix de cajou ont été transformées en Côte d’Ivoire l’année dernière, soit une progression de 67 % par rapport à 2024.

Ce niveau de transformation place Abidjan au cœur de l’industrie anacarde en Afrique de l’Ouest. Toujours selon les mêmes sources, la production ivoirienne représenterait près de 82 % des amandes transformées dans la sous-région, laquelle est estimée à 732 000 tonnes en 2025.

Les données disponibles montrent qu’une large majorité des amandes de cajou transformées en Afrique de l’Ouest — plus de huit sur dix — proviennent désormais d’usines ivoiriennes. Cette réorientation se traduit par un déplacement du flux commercial traditionnel, longtemps dominé par l’exportation de noix brutes vers l’Asie, vers une industrialisation accrue sur le territoire national.

Les autorités du CCAK ont présenté ces indicateurs lors des Journées nationales des producteurs du coton et de l’anacarde, événement durant lequel les conditions de production, la sécurisation des échanges et les mesures d’accompagnement technique ont été détaillées par le régulateur

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