César : pourquoi la cérémonie change sans cesse de salle à Paris

Le 26 février 2026, la 51e cérémonie des César se tiendra à Paris pour récompenser les films sortis en France en 2025, sous la présidence de Camille Cottin et la présentation de Benjamin Lavernhe. Nouvelle Vague, de Richard Linklater, domine les nominations avec dix citations, tandis que Dossier 137, L’Attachement et L’Inconnu de la Grande Arche totalisent chacune huit nominations. Un César d’honneur sera remis à Jim Carrey. Exceptionnellement programmée un jeudi, la cérémonie a été avancée pour éviter le créneau réservé le lendemain par TF1 au spectacle des Enfoirés, fidèle à l’appel lancé par Coluche.

CINéMA
154 vues
César : Palais des congrès, salle Pleyel, théâtre du Châtelet, Olympia… pourquoi ça change toujours ?
ABACA
3 min de lecture
Google News Commenter

SOMMAIRE

Organisée par l’Académie des arts et techniques du cinéma, la remise des prix met en lumière la production française de l’année 2025 et s’inscrit dans un calendrier où les contraintes de diffusion télévisuelle et les rendez‑vous culturels s’entrecroisent. Benjamin Lavernhe est par ailleurs attendu à l’affiche en juillet dans De la Comédie‑Française, information confirmée dans la programmation officielle.

La cérémonie fait l’objet d’une retransmission télévisée en direct depuis plusieurs décennies : elle est diffusée en clair sur Canal+ depuis 1994. Le format nécessite une organisation technique lourde et une scénographie adaptable au plateau choisi chaque année.

Mobilité des lieux : histoire, technique et image

Depuis la première édition en 1976, les César ont occupé plusieurs salles parisiennes. Le choix initial s’est porté sur le Palais des Congrès, espace apte à accueillir une jauge importante et des dispositifs de diffusion ambitieux. Par la suite, la cérémonie a investi la Salle Pleyel, le Théâtre de l’Empire, le Théâtre des Champs‑Élysées et le Grand Rex, selon les disponibilités et les besoins techniques.

En 2002, le Théâtre du Châtelet est devenu le lieu quasi‑attitré des César pendant quinze éditions, grâce à son architecture à l’italienne et à sa capacité de mise en scène. En 2017, la nécessité de travaux et de mises aux normes a contraint l’Académie à revenir à la Salle Pleyel. Pendant la pandémie de Covid‑19, les impératifs sanitaires et la gestion des équipes ont favorisé des salles plus compactes comme l’Olympia.

Le déplacement fréquent de la cérémonie s’explique autant par des raisons matérielles que par des enjeux d’image et d’exploitation télévisuelle. Les César, émission retransmise en direct, exigent une régie importante, des points d’accroche pour l’éclairage, une acoustique gérable, des loges adaptées et des accès pour camions techniques. Des réalisateurs spécialisés, parmi lesquels Jérôme Revon à partir des années 2000, sont régulièrement sollicités pour concevoir des dispositifs compatibles avec ces contraintes.

Le choix du lieu influe également sur la perception publique : le Théâtre du Châtelet est associé au faste et à la tradition, la Salle Pleyel renvoie à l’élégance musicale et l’Olympia au spectacle populaire. Des périodes de tensions ou de polémiques, comme celle liée à la présidence controversée confiée en 2017 à Roman Polanski, ont parfois conduit l’Académie à privilégier des changements de décor jugés symboliques.

Sur le plan des audiences, les César oscillent ces dernières années autour de deux millions de téléspectateurs, soit une part de marché estimée entre 10 et 15 %. Le record d’audience reste l’édition 2012, qui avait rassemblé près de 3,9 millions de téléspectateurs.

À NE PAS MANQUER

Commentaires

FIL D'ACTU
14:28 Gabon : le retrait du diplôme du procureur réclamé par les avocats de Sylvia et Nourredin Bongo