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Burkina Faso : Ouagadougou accueillera le 5e Congrès de la SAFHEC

Ouagadougou, 30 mars 2026 — Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a reçu lundi une délégation conjointe de la Société africaine francophone d’histologie, d’embryologie et de cytogénétique (SAFHEC) et de la Société burkinabè d’histologie, d’embryologie et de cytogénétique (SOBURHEC), venue présenter l’organisation du 5e congrès scientifique prévu à Ouagadougou du 28 au 30 avril 2026 et solliciter le soutien du gouvernement.

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Santé et pharmacopée africaine: Ouagadougou accueillera le 5e Congrès de la SAFHEC
En vue d’une organisation réussie de cette grande messe scientifique, la délégation a sollicité l’accompagnement du gouvernement.
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La délégation, conduite par le professeur conseiller spécial du président du Faso, Alfred Rakissida Ouédraogo, a exposé les objectifs de ces sociétés savantes, leurs axes de travail et le programme prévisionnel du congrès qui doit rassembler des spécialistes venus de plusieurs pays et d’institutions telles que le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES).

Les organisateurs ont présenté le thème retenu pour cette édition : « Histologie expérimentale, génétique et pharmacopée africaine », en insistant sur la volonté de créer un espace d’échanges scientifiques, de partage d’expériences et de renforcement des capacités dans les disciplines biomédicales concernées.

Axes scientifiques et ambitions pour la pharmacopée locale

La SAFHEC et la SOBURHEC regroupent des spécialistes des trois disciplines médicales ciblées, jugées essentielles pour le diagnostic, la formation et la recherche. Selon les intervenants, l’histologie permet notamment d’évaluer l’efficacité thérapeutique de produits issus de la pharmacopée africaine à travers des modèles expérimentaux in vitro et tissulaires, contribuant ainsi à une validation scientifique des connaissances traditionnelles.

Sur l’embryologie, les représentants ont rappelé l’ampleur des problèmes de fertilité, citant une prévalence approchant 20 % au sein de certaines populations jeunes. Ils ont indiqué que la société souhaite renforcer les capacités locales en diagnostic et prise en charge de l’infertilité et en formation des praticiens concernés.

La cytogénétique a été présentée comme un levier pour le diagnostic des maladies génétiques et pour des approches de diagnostic moléculaire de précision, utiles notamment dans la lutte contre le cancer. Les organisateurs ont expliqué leur intention d’accompagner les objectifs gouvernementaux en matière d’amélioration du diagnostic et de la prise en charge, avec un accent mis sur le cancer du sein.

Parmi les activités annoncées figure une table ronde avec des tradipraticiens, envisagée comme un espace de dialogue entre savoirs endogènes et science moderne. Les intervenants ont précisé qu’ils souhaitent établir des mécanismes de protection et de valorisation des connaissances locales, en lien avec l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI).

Les porteurs du projet ont également évoqué l’ambition de transformer le Burkina Faso en une plateforme d’échanges scientifiques sur la pharmacopée, la recherche biomédicale et l’industrialisation de produits de santé, avec l’objectif déclaré de favoriser une production locale basée sur les ressources et savoirs endogènes.

Lors de l’audience, le Premier ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à offrir des conditions favorables à la recherche scientifique et a prodigué des conseils aux organisateurs en matière d’organisation et de coordination, selon la communication de la primature.

Le 5e congrès de la SAFHEC se tiendra du 28 au 30 avril 2026 à Ouagadougou

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