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Burkina Faso : la BCEAO dément des restrictions de change

Lors d’une session du Conseil national du crédit tenue le 19 mars 2026 à Ouagadougou, la direction nationale de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a démenti l’existence de nouvelles restrictions sur les changes au Burkina Faso, invoquant plutôt des erreurs d’interprétation de la réglementation récemment révisée. Le Directeur national, Armand Badiel, a insisté sur le fait que le Règlement n°06/2024/CM/UEMOA vise principalement à intégrer des évolutions technologiques et à harmoniser certaines pratiques avec les standards internationaux, tout en confirmant une situation confortable en devises pour l’Union.

ECONOMIE
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La BCEAO rassure et dénonce des incompréhensions
La BCEAO rassure et dénonce des incompréhensions
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La réunion, consacrée à l’analyse de la conjoncture économique, monétaire et financière du pays, a été l’occasion pour les participants d’aborder les difficultés signalées par des acteurs économiques et des missions diplomatiques concernant l’exécution de paiements à l’étranger. Selon la direction nationale, ces blocages ne résultent pas de nouvelles contraintes imposées par la BCEAO mais tiennent à une mauvaise lecture des textes applicables.

Armand Badiel a qualifié d’infondée la thèse d’une restriction généralisée des changes et a expliqué que la réforme réglementaire clarifie plusieurs concepts et augmente les seuils de certaines opérations, en cohérence avec les recommandations du Fonds monétaire international (FMI).

Précisions sur les opérations en franc CFA, le statut des expatriés et la disponibilité des devises

Le Directeur national a détaillé les motifs des incompréhensions relevées : certaines missions diplomatiques et entreprises rencontrent des difficultés pour approvisionner ou transférer des comptes en franc CFA, opérations qui restent toutefois permises sous réserve du respect strict des procédures prévues par la réglementation en vigueur. Il a rappelé que la BCEAO n’est pas l’opérateur direct des paiements internationaux — cette fonction incombe aux établissements bancaires intermédiaires — et n’intervient que pour assurer une couverture en devises lorsque des opérations d’envergure l’exigent.

Sur la question des expatriés, la position officielle a été rappelée : les salariés liés par un contrat de travail d’une durée supérieure à un an sont considérés comme résidents. Conformément au Traité de l’Union monétaire ouest-africaine, leurs rémunérations doivent être libellées en franc CFA et les paiements en devises entre résidents sont prohibés. Toutefois, ces travailleurs conservent la possibilité d’effectuer des virements de leurs revenus vers l’étranger, à condition de fournir les justificatifs requis par les procédures bancaires.

Armand Badiel a par ailleurs mis en avant la solidité de la position extérieure de l’UEMOA, évoquant un niveau de réserves de change équivalent à plus de sept mois d’importations, supérieur à la norme minimale de trois mois. Il a aussi mentionné le paiement régulier de dividendes, qui ont dépassé 500 milliards de francs CFA ces dernières années

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