Arthur affirme « zéro plainte » et qualifie de montage fallacieux les accusations relayées par Aymeric Caron
Conflit public entre l’animateur-producteur Arthur et le député de la France insoumise Aymeric Caron : les échanges virulents sur les réseaux sociaux se sont poursuivis ce samedi 14 février, autour de la diffusion et la republication d’un montage vidéo ancien tiré du jeu télévisé À prendre ou à laisser et d’accusations croisées portant, d’une part, sur la responsabilité dans la montée de l’antisémitisme et, d’autre part, sur la minimisation des souffrances palestiniennes.

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Depuis plusieurs mois, Arthur reproche à Aymeric Caron d’avoir, selon lui, une « obsession délirante envers Israël » et d’alimenter un climat susceptible de nourrir la haine à l’encontre des juifs en qualifiant les événements à Gaza de « génocide ». De son côté, le député insoumis défend la distinction entre critique politique d’Israël et antisémitisme, accuse l’animateur de soutenir publiquement la politique de Benjamin Netanyahou et de minimiser la souffrance des Palestiniens.
La dispute a pris une nouvelle tournure avec la réapparition d’un montage compilant des séquences d’anciennes émissions d’Arthur, diffusées et commentées par Aymeric Caron. Ces images, issues du jeu qu’Arthur a présenté entre 2004 et 2010, montrent à la fois des moments de complicité avec des candidates et des séquences jugées embarrassantes par l’animateur. Arthur affirme que seules les séquences le mettant en difficulté ont été retenues dans les montages.
Arthur dénonce un montage « fallacieux » et cite une enquête de Libération
Dans un message publié samedi 14 février sur son compte Twitter, Arthur a qualifié le montage de « fallacieux » et a indiqué qu’il circulait depuis plus de deux ans, précisant que la publication par Aymeric Caron en était la troisième occurrence. L’animateur a renvoyé aux vérifications menées, selon lui, par le quotidien Libération, qui aurait interrogé les anciennes candidates présentées dans ces séquences.
Arthur assure qu’aucune des personnes contactées ne s’est estimée « outragée ou agressée », et répète la formule citée dans son message : « zéro plainte, zéro harcèlement ». Il a par ailleurs rappelé avoir porté plainte après la publication de ces anciennes vidéos et a indiqué que sa famille avait été placée sous protection, dénonçant un recyclage des images quand « on est à court d’arguments ».
Répondant directement à Aymeric Caron, Arthur a critiqué la répétition des accusations et a estimé que multiplier des assertions ne transforme pas des mensonges en vérité. Il a également ironisé sur l’état d’esprit du député en l’invitant, par formule moqueuse, à prendre l’air pour « aérer le cerveau ».
Dans son intervention, Arthur a enfin adressé une critique de fond sur le rôle du discours public : il a rappelé qu’aux côtés de ces attaques mutuelles, des faits d’agression antisémites ont été signalés récemment dans la circonscription d’Aymeric Caron, citant le cas d’un adolescent de 13 ans qui aurait été tabassé, dépouillé et insulté de « sale juif ». L’animateur a ainsi mis en parallèle l’activité du député sur les réseaux sociaux et la nécessité d’une attention sur les violences effectives subies par des victimes.
Arthur sera présent ce soir dans un nouvel inédit de l’émission Le Dernier Cercle et son tweet daté du 14 février 2026 reste consultable sur son compte public.

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