Antoine Dupont s’indigne d’un plafond salarial ‘invasif’
Antoine Dupont a effectué son retour sur les pelouses le 5 février 2026 après 11 mois d’absence, en inscrivant son come-back au cœur d’une large victoire du XV de France contre l’Irlande au Stade de France (36-14). Le demi de mêlée toulousain, 29 ans, a été salué par des sélectionneurs étrangers pour la qualité de sa reprise de compétition, et ses prises de position publiques sur le salary cap ont relancé le débat autour des règles économiques du rugby français.

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Les commentaires élogieux sont venus notamment de Grégor Townsend, sélectionneur de l’Écosse, et d’Andy Farrell, sélectionneur de l’Irlande, cités par France Info : « C’est Superman. Il a pu revenir très vite », a dit Townsend, tandis que Farrell a insisté sur la « qualité de son rugby dès son retour à la compétition » et la rapidité de sa remise au niveau.
Le match du 5 février a marqué un retour sur la scène internationale pour Dupont après une longue indisponibilité. Son apparition a été suivie autant pour l’impact sportif que pour ses déclarations publiques sur les règles encadrant les revenus des joueurs, sujet qui occupe le terrain médiatique depuis plusieurs mois.
Le coup de gueule d’Antoine Dupont sur le salary cap
En octobre 2025, Antoine Dupont avait exprimé publiquement son mécontentement à propos du salary cap du Top 14 lors d’entretiens accordés à l’AFP, au Monde et à Sport Business. Il avait dénoncé ce qu’il présentait comme une intrusion de la Ligue dans la gestion des contrats de sponsoring des joueurs, estimant que les contrôles exercés sur l’utilisation de leur image allaient « trop loin » et s’apparentaient à une « chasse aux sorcières ».
Dans ses propos rapportés à l’époque, Dupont avait également mis en avant les conséquences concrètes du système actuel : selon lui, la contrainte du plafond salarial limite l’essor des rémunérations individuelles malgré la croissance économique du rugby. Il avait affirmé que, pour une majorité de joueurs, le salaire stagnait voire diminuait, et que l’accès aux revenus liés à l’image était restreint par les nouvelles règles.
Le Parisien a précisé que le contrôleur du salary cap demande aux clubs et aux joueurs la déclaration de l’ensemble des revenus issus des contrats publicitaires, afin de vérifier l’absence d’accords financiers dissimulés entre clubs et proches des joueurs. Cette obligation de transparence vise, selon les acteurs institutionnels, à disposer des éléments nécessaires au contrôle, mais elle suscite des critiques chez certains joueurs et agents.
Parmi ces voix, Frank Hocquemiller, agent d’image de Romain Ntamack, a reconnu que la procédure pouvait donner « l’impression d’un flicage », tout en soulignant que si la Ligue souhaitait exercer un contrôle strict, elle devait disposer de l’ensemble des données. Il a par ailleurs rappelé que seules « une petite minorité de joueurs » bénéficient de grandes opportunités marketing, la majeure partie des professionnels n’étant pas concernée.

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