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Sénégal : le Pastef exige le départ de Baye Mayoro Diop après ses attaques contre le Premier ministre Ousmane Sonko

Le parti Pastef réclame le limogeage de Baye Mayoro Diop, directeur de la Coopération décentralisée au ministère de l’Urbanisme, après qu’il a publiquement demandé le renvoi de son Premier ministre, Ousmane Sonko, qualifiant ce dernier de « petit PM… qui ne vaut rien » dans une déclaration sur les réseaux sociaux.

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À l’origine de la crise, une déclaration publique de Baye Mayoro Diop sur les réseaux sociaux, dans laquelle il appelle ouvertement au renvoi du chef du gouvernement, qu’il qualifie de « petit PM… qui ne vaut rien ». Une prise de position jugée particulièrement grave au regard de ses fonctions au sein de l’administration.

Ancien chancelier des affaires étrangères et figure politique de Diourbel, Diop avait récemment été nommé à la tête de la Direction de la Coopération décentralisée. Sa sortie est d’autant plus sensible qu’elle vise un pilier de l’exécutif dirigé par le président Bassirou Diomaye Faye, dont Ousmane Sonko est un allié central.

Face à ces déclarations, les réactions au sein de Pastef ont été immédiates et fermes. Plusieurs responsables du parti, notamment des députés et cadres locaux, dénoncent une atteinte grave à la discipline gouvernementale et à la cohésion de la majorité présidentielle. Ils exigent le limogeage « sans délai » de Baye Mayoro Diop, estimant que son maintien en fonction serait incompatible avec les principes de loyauté et de solidarité gouvernementale. Certains rappellent par ailleurs que l’intéressé avait déjà été exclu du Mouvement national des cadres patriotes (MONCAP) ainsi que de Pastef fin 2025, ce qui, selon eux, renforce la nécessité de son départ.

Les raisons d’un désaccord frontal

Baye Mayoro Diop assume ses critiques et les justifie par une lecture politique divergente du rôle du Premier ministre. Il accuse Ousmane Sonko de ne pas œuvrer à la réussite du mandat présidentiel, mais au contraire de le fragiliser. Dans ses déclarations, il reproche notamment au chef du gouvernement d’avoir qualifié le mandat de Bassirou Diomaye Faye de « mandat de transition », ainsi que la multiplication de meetings politiques jugés inopportuns. Il évoque également un supposé manque de respect envers les institutions, citant l’organisation d’activités publiques concomitantes à une adresse présidentielle à la Nation.

Pour Diop, sa demande de limogeage s’inscrit dans une logique de défense de la présidence et du respect de l’ordre institutionnel.

À ce stade, aucune décision formelle n’a été annoncée par les plus hautes autorités. Ni la présidence ni la primature n’ont publié de communiqué officiel sur cette affaire. Toutefois, un premier signal est venu du ministère de l’Urbanisme, où un proche collaborateur du ministre a pris ses distances avec les propos de Diop, affirmant qu’ils ne reflètent pas la position du département et appelant lui aussi à son limogeage.

Ce positionnement, bien que non formalisé par un acte administratif, est perçu comme une tentative de désamorcer la crise au sein de l’appareil d’État.

Au-delà de la polémique, cette affaire est le signe des tensions latentes au sein de la majorité présidentielle. Elle oppose, d’un côté, les fidèles du Premier ministre et, de l’autre, certaines personnalités critiques de sa ligne politique ou de son style de gouvernance.

Le silence observé au sommet de l’État alimente les spéculations sur une gestion interne du dossier, entre consultations politiques et arbitrages en cours. Plusieurs observateurs estiment qu’une décision pourrait intervenir dans les prochains jours, soit sous la forme d’un limogeage, soit d’une clarification officielle de la ligne gouvernementale.

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