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RDC : une attaque des rebelles ADF à Bafwakao (Ituri) fait au moins 43 morts

Une nouvelle attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) a ensanglanté le territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri, au nord‑est de la République démocratique du Congo. Selon un communiqué rendu public jeudi 2 avril 2026, l’armée congolaise impute aux combattants liés à l’État islamique la mort d’au moins 43 personnes lors de cet assaut nocturne.

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RDC: «De gré ou de force, les FDLR doivent rendre les armes», exige l’armée congolaise
<span>[Image d'illustration] Des soldats des forces armées congolaises (FARDC), ici dans le territoire de Béni, dans le Nord-Kivu, le 10 février 2025.</span> <span>© Gradel Muyisa Mumbere / Reuters</span>
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L’agression a visé le village de Bafwakao, situé à environ 148 kilomètres du chef‑lieu du territoire, le long de l’axe routier qui mène à Kisangani. Les assaillants ont frappé dans la nuit de mercredi à jeudi, incendiant une grande partie du village et utilisant véhicules et motos pour semer la violence parmi les habitants.

Les autorités locales et la société civile fournissent des bilans différents sur l’ampleur du carnage. L’administrateur du territoire a fait état, en milieu d’après‑midi, d’une dizaine de dépouilles retrouvées, tandis que la structure citoyenne locale recensait initialement 32 morts, victimes de coups de machette ou de balles, certains corps ayant été découverts sur la route principale et d’autres dans des maisons complètement brûlées.

Plus tard dans la soirée, l’armée a publié un bilan révisé qui porte le nombre de victimes à 43. Le communiqué militaire précise que les auteurs de l’attaque sont des rebelles ADF affiliés à l’organisation État islamique.

Versions divergentes sur l’intervention des FARDC

Le rôle des Forces armées de la RDC (FARDC) au moment de l’attaque fait l’objet d’interprétations contradictoires. Jean‑Baptiste Matadi, administrateur du territoire de Mambasa, soutient que les militaires ont riposté dès la nuit même et que le commandant a établi son poste sur place, y passant la nuit.

À l’opposé, la société civile locale, par la voix de son président Jospin Paluku, affirme que l’armée n’a pas repoussé les assaillants et qu’elle n’est intervenue que le lendemain matin, lorsque les violences avaient déjà cessé. Selon ce témoignage, aucun échange de tirs significatif n’a eu lieu entre les FARDC et les agresseurs pendant l’attaque.

Les responsables locaux signalent en outre que près de 60 % des habitations du village ont été réduites en cendres lors de l’incursion. L’événement marque, d’après la société civile de Mambasa, la première attaque ciblant Bafwakao, mais s’inscrit dans un contexte d’augmentations répétées des incursions des ADF depuis le début du mois de mars dans la chefferie de Bandaka, dont dépend le village.

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