Philippe Etchebest ému en évoquant l’adoption de son fils au Mexique « Une chambre de douze m2 à trois »

Philippe Etchebest, visage familier de la télévision française grâce à des formats comme Top Chef, Cauchemar en cuisine ou Un chef au bout du monde, a livré des confidences émouvantes sur l’adoption de son fils Oscar‑Louis, réalisée au Mexique en 2005. Lors de récents entretiens, le chef a détaillé la difficulté des démarches et l’intensité des émotions vécues pendant ce long processus, témoignant d’une vulnérabilité peu montrée à l’écran.

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"On a vécu dans une chambre de douze mètres carrés, à trois..."
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Reconnu pour son franc‑parler et sa rigueur professionnelle, Philippe Etchebest ne cache pas sa vie privée quand elle interfère avec ce qu’il est au quotidien. Aux côtés de son épouse Dominique, il évoque à plusieurs reprises l’épreuve de l’adoption, évoquant une épreuve à la fois administrative et affective. Ces prises de parole permettent de mieux comprendre les retombées personnelles d’un parcours souvent présenté publiquement sous l’angle du succès professionnel.

Lors d’une intervention aux Rencontres du Papotin en avril 2024, le chef a qualifié la procédure d’« un vrai parcours du combattant d’adopter ». Il a insisté sur la volatilité de l’espoir pendant les démarches : « C’est un parcours très difficile émotionnellement. Un jour on te dit ‘tu vas avoir un enfant’, et puis le lendemain ‘non, ce n’est pas bon’… Tu pars dans un pays… Il se passe beaucoup de choses avant le résultat final. » Ces mots, prononcés devant des auditeurs, illustrent la tension et l’attente permanentes qui précèdent l’aboutissement d’une adoption internationale.

Philippe Etchebest tombe l’armure

Invité de l’émission Legend animée par Guillaume Pley et diffusée dimanche 8 février, Philippe Etchebest a apporté des précisions sur les conditions concrètes de ce séjour au Mexique. Il a raconté que les visites à l’orphelinat étaient limitées à l’après‑midi, afin de ne pas afficher devant les autres enfants qu’ils étaient venus pour récupérer un enfant. « Le droit de le voir que l’après‑midi car il ne fallait pas montrer aux gens dans l’orphelinat qu’on allait le récupérer. Parce qu’au Mexique, ils sont très attachés aux enfants », a‑t‑il expliqué, soulignant la discrétion exigée par le contexte local.

Le cuisinier a également décrit l’allongement imprévu de leur séjour : prévu pour dix jours, il s’est transformé en six semaines pendant lesquelles les démarches administratives ont retardé leur retour en France. « On est un mois après, on devait rester seulement 10 jours et on est resté 6 semaines là‑bas pour obtenir les papiers. On a vécu dans une chambre de douze mètres carrés, à trois, sans vraiment sortir car on attendait qu’on nous appelle pour pouvoir rentrer avec lui en France », a‑t‑il relaté, qualifiant cette période de « dure ».

Enfin, le chef a évoqué l’instant décisif de la première rencontre avec Oscar‑Louis, moment où il a su, sans ambiguïté, qu’il était son enfant. Il a raconté : « Je marche dans les couloirs à travers les lits mais je sais où est le lit. Du coup, je lui tourne le dos… Et en fait, il était debout… et il essaye de m’attraper. Et quand je me suis retourné, il s’est rassis. » Puis, revenant sur la révélation qui a bouleversé le cours de sa vie : « A ce moment‑là, je me suis dit : ‘putain, c’est mon fils !’ Je l’ai pris dans mes bras, je l’ai redéposé sur son lit puis on est reparti. »

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