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Éthiopie : l’Africa CDC demande que les pathogènes africains soient d’abord traités par des Africains

Les États-Unis ont intensifié ces dernières semaines une série d’accords portant sur le financement de la santé à travers le continent africain, inscrivant désormais la dimension sanitaire dans leur approche « America First ». Cette offensive intervient après la disparition de l’agence d’aide américaine USAID, qui a redistribué les cartes de la coopération médico-sanitaire internationale.

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Environnement: «Le bassin du Congo va devenir l'un des sites les plus importants pour la santé de la planète»
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Près d’une vingtaine de gouvernements africains ont déjà conclu des partenariats bilatéraux avec Washington, couvrant différents volets des systèmes de santé. Ces accords, signés au fil des dernières semaines, se multiplient sur le terrain mais ne sont pas sans conditions.

Certaines capitales, à l’instar de Harare et de Lusaka, ont fait part de réserves publiques, estimant que certains clauses pourraient empiéter sur leur marge de manœuvre et poser des questions de souveraineté nationale. Ces réticences reflètent une prudence accrue face aux implications politiques et administratives des nouveaux contrats.

Parmi les points sensibles, le partage et la gestion des données de santé revêtent une importance particulière. Le docteur Jean Kaseya, directeur général d’Africa CDC, dans un entretien avec RFI, met en garde contre les risques liés à une circulation des informations qui ne respecterait pas les règles de protection et d’autonomie des États.

Conditions, inquiétudes et perspectives

Les accords observés prévoient souvent des mécanismes de reporting et d’échange d’informations destinés à améliorer la réponse aux crises sanitaires. Mais ces dispositifs suscitent des interrogations quant au contrôle des flux de données et à l’utilisation qui pourrait en être faite par des acteurs étrangers.

Du côté des pays qui hésitent, la crainte porte sur la possible influence externe sur les priorités nationales de santé, ainsi que sur la dépendance financière à des partenaires qui imposeraient des conditions strictes. Pour d’autres États, ces financements représentent une opportunité d’améliorer des infrastructures et des capacités de surveillance épidémiologique.

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