Expertise comptable: PIGIER-Bénin accueille les examens régionaux du DECOGEF
Depuis ce lundi 31 août, PIGIER-Bénin accueille les épreuves du DECOGEF au titre de l’année académique 2025-2026. Unique centre d’examens retenu au Bénin, l’établissement s’affirme comme un acteur majeur de la formation aux métiers de l’expertise comptable dans l’espace UEMOA.
SUMMARY
À PIGIER-Bénin, les salles d’examen ont pris une autre dimension depuis ce lundi 31 août. Pendant plusieurs jours, des candidats venus franchir une nouvelle étape vers la profession d’expert-comptable composent dans le cadre de l’examen régional du Diplôme d’études de comptabilité et de gestion financière (DECOGEF). Pour l’année académique 2025-2026, l’établissement a été retenu pour abriter au Bénin les épreuves écrites et orales des examens du cursus conduisant au Diplôme d’expertise comptable et financière (DECOFI). Les épreuves du DECOGEF se déroulent jusqu’au 10 septembre, avant celles du DESCOGEF, prévues du 14 au 26 septembre.
Pour Emmanuel Honkou, président du jury de l’expertise comptable de l’UEMOA, ces examens s’inscrivent dans un parcours structuré autour de plusieurs niveaux de qualification. « Le cursus de l’expertise comptable de l’UEMOA repose sur trois principaux diplômes. Le DECOGEF correspond au niveau licence, le DESCOGEF au niveau master, tandis que le DECOFI constitue le diplôme final donnant accès au titre d’expert-comptable », a-t-il expliqué. Cette année, près de 600 candidats composent dans l’ensemble de la sous-région, dont environ 130 au Bénin. Face aux candidats, le président du jury a invite surtout à éviter les notes éliminatoires, qui peuvent compromettre leur parcours malgré une bonne moyenne générale.
PIGIER-Bénin, un centre agréé
L’accueil de ces examens constitue une reconnaissance du travail accompli par PIGIER-Bénin, a de son côté souligné Vigan Arsène, directeur des études. « Nous sommes honorés de contribuer à la formation des futurs experts-comptables, à travers l’agrément que nous avons obtenu en 2020 », a-t-il déclaré. « Depuis cette date, PIGIER-Bénin contribue à la formation des futurs experts-comptables, suivant le nouveau cursus de DCG, de DSCG et d’expertise comptable », a expliqué le directeur des études.
Une particularité du programme permet aux étudiants de présenter certaines unités d’enseignement par anticipation. « Dès la première année, il est en effet possible de présenter certaines unités d’enseignement par anticipation et d’en valider une partie », a précisé Vigan Arsène. Pour lui, cette organisation représente une évolution importante dans la formation des futurs professionnels. « C’est l’une des réformes majeures de ce programme », a-t-il ajouté.
Un examen qui ouvre les portes d’une profession réglementée
Du côté de l’Ordre des experts-comptables et comptables agréés (OECCA), l’accent est mis sur la rigueur et les exigences attachées à cette formation. Frédéric Codjia, vice-président de l’Ordre, invite les candidats à donner le meilleur d’eux-mêmes. « Il s’agit de donner le meilleur de soi-même. Il ne s’agit pas simplement d’un examen », insiste-t-il. Selon lui, le DECOGEF constitue une étape déterminante dans un parcours qui mène à l’exercice de la profession.
« Le DECOGEF n’est pas un simple examen, mais un passeport vers une profession réglementée qui exige du cœur, de l’éthique et de la technicité », a rappelé Frédéric Codjia. L’accès à l’Ordre est encadré par la législation béninoise, notamment la loi n° 2023-35. L’obtention du diplôme d’expertise comptable figure parmi les conditions requises. Le parcours prévoit également trois années de stage professionnel en cabinet après les cycles de formation.
L’OECCA entend ainsi accompagner les centres agréés et les structures régionales compétentes afin d’assurer un suivi rigoureux du processus. « L’Ordre des experts-comptables est donc présent aujourd’hui aux côtés des centres de formation agréés et de la Commission régionale pour la formation des experts-comptables et financiers de l’UEMOA, afin de garantir un suivi rigoureux, l’équité entre les candidats et le maintien du haut niveau d’exigence fixé par l’Union », a expliqué le vice-président de l’Ordre.
Une formation qui dépasse les frontières de l’UEMOA
Pour Crescent Mebounou, coordonnateur du cursus DECOFI à l’ENEAM, le dispositif témoigne également de l’évolution de la formation comptable sur le continent africain. « C’est un privilège pour l’Afrique de disposer d’un parcours aussi éloquent », affirme-t-il. Selon lui, le processus ne se limite plus aujourd’hui aux seuls pays de l’UEMOA. « Aujourd’hui, le processus de formation des experts-comptables ne concerne plus seulement l’espace UEMOA. Il s’est étendu à toute la zone OHADA », a souligné Crescent Mebounou. Le Cameroun et le Gabon ont notamment rejoint le dispositif, tandis que d’autres pays de l’espace OHADA manifestent leur intérêt pour cette formation.
Au-delà des examens, les différents intervenants voient dans le DECOFI un outil de professionnalisation et de montée en compétences des ressources humaines africaines. « Cela montre que nous disposons d’une formation d’élite, qui permet de former nos concitoyens afin qu’ils acquièrent les qualifications et les compétences nécessaires pour pouvoir rivaliser, sur un pied d’égalité, avec ceux qui ont reçu leur formation dans les pays du Nord », a conclu Crescent Mebounou.
À travers l’organisation de ces examens régionaux, PIGIER-Bénin confirme ainsi sa place dans le dispositif de formation à l’expertise comptable. Pour les quelque 130 candidats engagés dans cette session, les prochaines semaines constituent une étape importante sur la longue route menant au DECOFI.

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