Afrique de l’Ouest : des biologistes veulent renforcer la détection des épidémies
Réunis à Lomé, des biologistes médicaux d’Afrique de l’Ouest appellent à renforcer la détection précoce des épidémies. Leur alerte intervient alors que l’Ebola reste une urgence sanitaire continentale en République démocratique du Congo.

Des biologistes médicaux réunis à Lomé, au Togo, du 15 au 19 septembre 2026 ont appelé vendredi les gouvernements ouest-africains à renforcer la détection précoce des épidémies, estimant que des systèmes de santé fragilisés exposent la région à des réponses tardives face aux prochaines crises sanitaires.
L’appel a été lancé lors du premier congrès statutaire et constitutif de la Fédération ouest-africaine des associations de sciences de laboratoire médical, la FWAMLSA, organisé au Palais des Congrès de Lomé. Les organisateurs annonçaient plus de 350 participants attendus de plus de 16 pays. Les travaux portent notamment sur le diagnostic des maladies infectieuses, la gestion des laboratoires, les données de santé, l’intelligence artificielle et l’approche One Health.
Selon Associated Press, les participants ont insisté sur la nécessité de passer d’une logique de réaction à une logique d’anticipation. Kossi Kabo, président de l’Association des biologistes médicaux du Togo, a mis l’accent sur le renforcement des capacités de laboratoire, la formation des professionnels et la coopération régionale afin de repérer plus tôt les signaux d’une flambée épidémique.
L’alerte intervient alors qu’Africa CDC maintient l’épidémie d’Ebola causée par le virus Bundibugyo en République démocratique du Congo au rang d’urgence de santé publique de sécurité continentale. Dans une évaluation publiée le 17 septembre, l’agence a relevé des progrès dans certains foyers, tout en estimant que les données disponibles ne permettent pas encore de conclure que l’épidémie a atteint son pic.
Au 7 septembre, l’Organisation mondiale de la Santé recensait 6 757 cas confirmés et 3 267 décès en RDC, répartis dans 61 zones de santé. Cinquante et une de ces zones avaient signalé au moins un cas au cours des 21 jours précédents. L’OMS souligne que les retards de détection continuent d’accroître le risque de transmission dans les ménages, les communautés et les établissements de santé.



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