RDC – Etat de siège à l’Est: la formule appropriée de Félix Tshisekedi?

A peine entré en vigueur, l’état de siège donne déjà des fruits au Nord-Kivu. Des groupes armés ont exprimé leur adhésion à cette mesure du gouvernement et se disent prêts à déposer les armes et d’œuvrer pour la paix et la stabilité.

Félix Tshisekedi a-t-il trouvé la meilleure formule face à l’insécurité grandissante dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC)? Si sa décision d’instaurer l’état de siège dans les Provinces de Nord-Kivu et de l’Ituri est jugée d’amateuriste par l’opposant autoproclamé président, Martin Fayulu, il n’en demeure pas moins vrai que cette décision vient à point nommé. A peine entrée en vigueur, elle a, d’ores et déjà, donné ses premiers fruits dans les Provinces du Nord et Sud-Kivu.

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Selon le coordonnateur du processus du Désarmement, démobilisation et réinsertion communautaire (DDRC) dans les provinces du Nord et Sud-Kivu, Jacques Katembo, des groupes armés actifs dans les territoires de Lubero et Walikale (Nord-Kivu) adhèrent à l’idée de la mise en place d’un état de siège, tel que décrété par le chef de l’Etat. Ces groupes armés ont toujours, selon la source contactée par Radio Okapi, annoncé leur volonté d’abandonner la lutte armée et d’œuvrer pour la paix et la stabilité de la province.

« Il y a adhésion de la population (à l’appel du chef de l’Etat). Il y a adhésion même de ces groupes armés, qui sont prêts à se rendre. A l’heure où je vous parle (jeudi matin), je viens de recevoir les appels de ces groupes armés qui veulent déjà, à partir de demain, se rendre. », a déclaré Jacques Katembo, révélant avoir reçu plusieurs coups de fil, dont celui du général auto-proclamé Kabidon, un des leaders d’une coalition des milices locales, qui se dit disponible à déposer les armes.

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L’état de siège donne de nouvelles prorogatives à l’armée et doit durer 30 jours, mais pourra être prolongé plusieurs fois, de 15 jours, par l’Assemblée nationale.

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