Thierry Lhermitte se confie sur le tournage du Dîner de cons
Thierry Lhermitte, visage familier du cinéma français et membre historique du Splendid, revient publiquement sur des tournages marquants de sa carrière : il défend le troisième volet des Bronzés, qualifie le plateau du Dîner de cons de plus éprouvant qu’il ait connu et présente cette année son nouveau film Mauvaise Pioche, réalisé par Gérard Jugnot. Invité de l’émission Coloscopie de Laurent Baffie sur YouTube, l’acteur a livré plusieurs confidences qui relancent le débat sur les attentes du public et les méthodes de travail des metteurs en scène.
SOMMAIRE
Reconnu pour des comédies devenues cultes telles que Les Bronzés font du ski, Le Père Noël est une ordure ou Le Dîner de cons, Thierry Lhermitte évoque aujourd’hui la persistance de ces œuvres dans la mémoire collective et à l’antenne. Il est également revenu, dans ce même entretien, sur sa relation professionnelle avec Michel Blanc et sur son actualité cinématographique avec Mauvaise Pioche.
Lors de cet échange franc, l’acteur a abordé sans détour la réception critique de Les Bronzés 3, sorti en 2006, et largement mal accueilli par la critique lors de sa sortie. Face à l’étonnement de Laurent Baffie, il a affirmé : “Je l’adore, c’est un bon film. Je suis sérieux”, estimant que la déception du public tenait surtout à des attentes trop élevées. Selon lui, le film n’a pas su correspondre au fantasme que se faisaient les spectateurs : “On n’est jamais à la hauteur d’un fantasme.” Il a cité, parmi les éléments qui lui plaisent, le traitement du personnage de Christian Clavier devenu moniteur d’auto-école, qu’il trouve amusant.
Les Bronzés 3 : Thierry Lhermitte répond aux critiques et s’explique
Au-delà de la défense de ce troisième volet, l’entretien a mis en lumière la manière dont les attentes collectives peuvent peser sur la réception d’une suite. Lhermitte a expliqué que l’écart entre le souvenir idéalisé des premiers films et la réalité d’une nouvelle production peut générer une forte déception, indépendamment des qualités intrinsèques du film.
Il est ensuite revenu sur un tournage qu’il considère comme le plus difficile de sa carrière : celui du Dîner de cons, réalisé par Francis Veber et sorti en 1998. Malgré le succès public et un important box-office, le plateau a laissé des traces chez l’acteur. Déjà en 1998, il confiait se souvenir de cet épisode comme du plus éprouvant : “Nous étions aux ordres, un instrument entre les mains de Francis Veber”.
Dans d’autres interviews, notamment sur le plateau de C à vous en 2021, Thierry Lhermitte a détaillé l’exigence du réalisateur. Il a expliqué que Veber souhaitait entendre chaque réplique exactement comme elle était écrite, insistant sur la musicalité du texte : “Il veut le sens de ce qu’il a écrit. Et le sens, il sort par la musique. Il veut entendre ça et pas un truc qui vous arrange parce que vous savez bien le faire.”
Le Dîner de cons, comédie portée par le duo Lhermitte–Jacques Villeret, reste une référence du cinéma français et continue d’être rediffusé. Le film est rediffusé ce mercredi sur TMC.


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