RDC : Dongfang Mining suspendue et soumise à conditions après pollution à Lubumbashi

La République démocratique du Congo a fixé des conditions strictes à la reprise des activités de Congo Dongfang International Mining (CDM) à Lubumbashi après l’arrêt imposé en novembre 2025 suite à un déversement industriel. Le ministère des Mines, par communiqué, exige désormais la mise en conformité technique, la validation d’études environnementales et sociales actualisées, ainsi qu’un suivi environnemental permanent avant toute remise en service.

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Épinglé pour pollution, le chinois Dongfang Mining sous verrou réglementai
Épinglé pour pollution, le chinois Dongfang Mining sous verrou réglementai
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Filiale du groupe chinois Dongfang Mining et productrice de cuivre et de cobalt dans le Haut-Katanga, CDM était à l’arrêt depuis la suspension prononcée le 6 novembre 2025 par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba. La décision faisait suite au rejet d’effluents provenant d’un bassin de rétention le 4 novembre, incident ayant affecté des quartiers densément peuplés au nord de Lubumbashi, notamment Kasapa et le marché Moïse.

Le communiqué ministériel publié à Kinshasa précise que la reprise des opérations est « strictement subordonnée » à une série d’exigences cumulatives : conformité intégrale des installations, sécurisation des ouvrages sur la base d’expertises indépendantes, soumission et validation d’études d’impact environnemental et social actualisées, et respect effectif des obligations sociales envers les communautés riveraines.

Mesures prises, bilan sanitaire et actions de dépollution

Les autorités reconnaissent la gravité humaine, sanitaire et environnementale de l’incident. Selon le ministère des Mines et les conclusions de la commission interministérielle spéciale, 670 personnes ont été reçues et prises en charge à l’hôpital général de référence Jason Sendwe. Des témoignages relayés par la presse locale avaient fait état de brûlures cutanées après contact avec l’eau contaminée, de décès d’animaux domestiques et de poissons retrouvés sans vie dans la rivière Lubumbashi.

Sur le plan humanitaire, 350 ménages ont bénéficié d’une assistance directe et une distribution quotidienne d’eau potable de 30 000 litres a été mise en place. Pour sécuriser durablement l’accès à l’eau, quinze forages ont été programmés ; sept étaient déjà réalisés à la fin décembre 2025, selon le rapport officiel.

Les opérations techniques engagées comprennent des actions de dépollution, des pompages et des mesures de neutralisation des effluents. Les autorités indiquent qu’un bassin de rétention de secours a été construit pour prévenir de nouvelles fuites. Le gouvernement affirme également que le processus d’indemnisation des victimes a été formellement engagé, conformément aux procédures légales et réglementaires en vigueur.

Du côté de l’exploitant, les responsables de CDM avaient expliqué que la fuite résultait de la chute d’un moellon dans le bassin de rétention, endommageant la couche d’étanchéité. Le ministère insiste sur la nécessité d’une expertise indépendante pour sécuriser l’ensemble des ouvrages concernés et demande l’instauration d’un suivi environnemental renforcé et permanent.

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