Marion Maréchal : quelques épisodes douloureux en tête

Marion Maréchal publie le 28 janvier aux éditions Fayard Si tu te sens Le Pen, un livre d’introspection qui suscite des réactions en explorant l’influence de son grand-père Jean‑Marie Le Pen sur son parcours. Députée européenne et présidente du mouvement Identité et Libertés, elle revient dans cet ouvrage sur son héritage politique mais aussi sur des épisodes personnels, dont le harcèlement scolaire qu’elle a subi durant son enfance.

CéLéBRITé
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"Quelques épisodes douloureux en tête"
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Invitée le 28 janvier à La Grande interview sur CNews par Sonia Mabrouk, Marion Maréchal a présenté son ouvrage et exposé sans détour la place de Jean‑Marie Le Pen dans sa trajectoire. Elle a décrit son grand‑père comme un « précurseur » sur plusieurs sujets qu’il a longtemps portés seul, citant notamment l’immigration, l’islamisation, la mondialisation, la désindustrialisation, le désarmement militaire et la perte de souveraineté liée à l’Union européenne.

Dans Si tu te sens Le Pen, la députée européenne marque un temps d’arrêt par rapport aux seuls enjeux programmatiques pour livrer une analyse intime de ses racines familiales et politiques. Le livre mêle souvenirs personnels et observations sur l’héritage d’une famille politique fortement marquée par la figure de Jean‑Marie Le Pen.

La femme politique sans détour sur son héritage politique

Au fil des pages et des interviews, Marion Maréchal aborde également sa vie privée. Elle évoque une enfance marquée par des épisodes de harcèlement scolaire qui l’ont profondément affectée. La compagne de Vincenzo Sofo raconte les humiliations subies sur les bancs de l’école : tags sur son cartable, enfermement dans les toilettes, menaces physiques par des « grands » de CM2 et de longues périodes d’isolement dans la cour.

Ces souvenirs douloureux sont consignés avec des phrases fortes dans son livre : « Il ne me reste que quelques épisodes douloureux en tête » et « Je me souviens bien, en revanche, d’avoir beaucoup pleuré le soir dans mon lit », écrit-elle pour décrire l’impact émotionnel de ces humiliations.

Pour échapper à ces violences et insultes, Marion Maréchal a été transférée dans une école privée pendant trois ans, mesure présentée dans l’ouvrage comme une tentative d’éloignement « des insultes, de l’exclusion et des bousculades de certains élèves devenus le relais de la propagande ambiante ou des préjugés de leurs parents ». Elle est ensuite retournée en école publique à partir de la 4e.

Le retour dans le système public n’a pas signifié la fin des difficultés : selon ses récits, les insultes et les humiliations ont repris, aggravées par ce qu’elle décrit comme des « remarques déplacées voire la discrimination de certains professeurs militants ». Elle souligne également le manque de soutien familial face à ces épreuves, et précise que Jean‑Marie Le Pen considérait qu’elle devait s’endurcir, estimant « qu’il valait mieux apprendre à affronter l’adversité dès le plus jeune âge au regard de ce que la politique impliquerait de dureté tout au long de leur vie ».

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