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Guerre en Iran: en Afrique, une hausse globale des prix des carburants mais avec des disparités

Le cours du Brent en mer du Nord a nettement progressé le 2 avril 2026, franchissant de nouveau la barre des 105 dollars le baril après une allocution télévisée du président des États-Unis. Dans son intervention, Donald Trump a averti que les opérations contre l’Iran continueraient avec une intensité marquée pendant encore deux à trois semaines, provoquant une nervosité immédiate sur les marchés pétroliers.

ECONOMIE
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Guerre au Moyen-Orient: en Afrique, une hausse globale des prix des carburants mais avec des disparités
<span>Une pompiste faisant le plein d'un véhicule dans une station-service à Nairobi, le 10 mars 2026.</span> <span>AFP - SIMON MAINA</span>
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Depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient le 28 février, les prix de l’or noir ont fortement augmenté, dépassant régulièrement les 100 dollars le baril. Cette flambée se répercute jusqu’en Afrique, continent qui dépend largement des importations en provenance du Golfe pour couvrir ses besoins énergétiques.

Les pays d’Afrique de l’Est et d’Afrique australe subissent les effets les plus visibles. En Tanzanie, le prix du sans-plomb a grimpé d’environ 33 % par rapport au mois précédent, tandis qu’au Malawi le litre d’essence se négocie désormais autour de 3,89 dollars, une charge importante pour les ménages et les transporteurs.

Même les mesures de réduction de taxes sur les carburants n’empêchent pas une forte hausse dans certains pays : l’Afrique du Sud enregistre une augmentation d’environ 15 % pour l’essence et d’environ 40 % pour le diesel, malgré les efforts des autorités pour atténuer le choc.

En Côte d’Ivoire, les tarifs à la pompe restent stables

Dans une partie de l’Afrique de l’Ouest, la hausse est aussi palpable, avec des hausses relevées au Mali, en Gambie ou en Mauritanie. À Nouakchott, le litre de gazole s’affiche à 563 ouguiyas (environ 1,38 euro), soit une progression proche de 10 % sur une courte période.

Pour limiter l’impact sur les foyers les plus fragiles, le gouvernement mauritanien a annoncé des ajustements sociaux, dont une revalorisation du salaire minimum destinée à compenser, partiellement, la montée des dépenses courantes.

Au Ghana, le président John Dramani Mahama étudie la possibilité de réduire les marges appliquées sur les carburants et a indiqué vouloir s’entretenir avec l’industriel nigérian Aliko Dangote pour garantir des approvisionnements. Le Nigeria dispose depuis plus de deux ans d’une grande raffinerie près de Lagos capable d’alimenter une partie du marché régional.

En Côte d’Ivoire, les autorités maintiennent pour l’instant les prix à la pompe : le sans-plomb est vendu autour de 820 francs CFA le litre (environ 1,25 euro) et le gazole à 675 FCFA (soit environ 1,02 euro), évitant une flambée immédiate des tarifs pour les consommateurs.

L’intervention présidentielle américaine — la première depuis le début des hostilités liées à une offensive contre l’Iran lancée le 28 février — a refroidi les espoirs d’un règlement rapide du conflit et d’un retour à la normale dans le détroit d’Ormuz. La quasi-paralysie de ce passage stratégique contribue à l’instabilité des marchés et pèse sur l’économie mondiale.

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