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GIMACPAY conclut un protocole d’accord avec Visa pour étendre son réseau et accélérer les usages

Le Groupement interbancaire monétique de l’Afrique centrale (GIMAC) et le géant américain Visa ont signé, selon un communiqué daté du 2 avril, un protocole d’accord visant à étendre l’écosystème GIMACPAY et à renforcer l’adoption des paiements électroniques dans les six États membres de la CEMAC (Cameroun, Gabon, Tchad, République centrafricaine, République du Congo, Guinée équatoriale). L’objectif affiché est d’améliorer l’interopérabilité entre cartes, services de mobile money et plateformes de transfert afin de faciliter les transactions transfrontalières pour banques, fintechs et administrations publiques.

ECONOMIE
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GIMACPAY s’adosse à Visa pour étendre son réseau et accélérer les usages
GIMACPAY s’adosse à Visa pour étendre son réseau et accélérer les usages
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SOMMAIRE

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L’accord définit une coopération technique et opérationnelle entre les deux organisations, axée sur la connexion des infrastructures régionales aux standards internationaux du paiement. Selon les parties, cette collaboration doit permettre d’uniformiser les protocoles de traitement des paiements, d’optimiser les flux interbancaires et d’assurer une meilleure compatibilité entre les différents acteurs du paysage financier régional.

L’un des points centraux du protocole porte sur la sécurisation et la fiabilité des transactions. Le GIMAC, déjà gestionnaire d’un réseau régional de paiement, prévoit de s’appuyer sur l’expertise technologique de Visa pour renforcer les mécanismes de contrôle, limiter les risques opérationnels et améliorer la résilience des systèmes face aux incidents. Les autorités et opérateurs concernés insistent sur la nécessité d’aligner les infrastructures locales aux référentiels internationaux pour faciliter l’intégration aux réseaux globaux.

Vers un réseau régional plus intégré et des usages élargis

La coopération entre GIMAC et Visa s’inscrit également dans une logique d’élargissement des usages. Les deux institutions évoquent le développement du commerce électronique, encore peu structuré en Afrique centrale, ainsi que la digitalisation des paiements publics. L’accent est mis sur la capacité des administrations à collecter et décaisser des fonds via des canaux numériques, une dimension citée comme prioritaire par les autorités monétaires de la région.

GIMACPAY constitue aujourd’hui l’infrastructure centrale pour les paiements interopérables en Afrique centrale. Pilotée par le GIMAC, la plateforme relie banques, établissements de microfinance, opérateurs de mobile money, administrations publiques et fintechs, offrant un cadre commun pour les paiements, les retraits et les transferts. L’institution indique que la plateforme connecte environ 40 millions de portefeuilles électroniques actifs dans la zone CEMAC et prend en charge plusieurs millions de détenteurs de cartes sur un réseau unifié.

La réduction de l’usage du liquide figure parmi les enjeux rappelés par les partenaires. Le recours massif au cash dans la région est identifié comme un frein à la traçabilité des flux financiers et à l’inclusion bancaire. En réponse, la mise en œuvre du protocole devrait permettre une meilleure intégration des acteurs locaux — banques, établissements de microfinance et opérateurs publics — aux réseaux mondiaux, selon les termes employés dans le communiqué.

Valentin Mbozo’o, directeur général du GIMAC, a précisé que « le partenariat vise à densifier les services liés aux cartes en facilitant les passerelles avec les réseaux mondiaux, tout en intégrant l’ensemble des acteurs locaux, des banques aux établissements de microfinance en passant par les opérateurs publics ».

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