Élise Lucet visée par des accusations de notes de frais XXL et dîners à Dubaï
Élise Lucet a été entendue par les députés dans le cadre de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public et a fermement nié toute utilisation abusive des moyens financiers de France Télévisions, après des accusations virales portant notamment sur une note de frais réglée lors d’un tournage à Dubaï. La journaliste, figure de l’investigation audiovisuelle, a rejeté les rumeurs et fourni des éléments sur sa rémunération et le contrôle des dépenses engagées par son équipe.

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Lors de son audition, Élise Lucet a été interrogée sur les frais engagés par les équipes de France Télévisions. Face aux soupçons évoqués par certains députés et les polémiques relayées sur les réseaux, elle a déclaré : « J’en ai marre d’entendre qu’on utiliserait les cartes de crédit de France Télévisions pour faire n’importe quoi. C’est faux ! Archi faux ! » Elle a par ailleurs précisé que sa rémunération « correspond à mon expérience, à mon temps de carrière, à mon exposition à l’antenne et à mes responsabilités en tant que rédactrice en chef », évoquant aussi une situation comparable pour Laurent Delahousse.
La controverse avait pris de l’ampleur en juin 2025 après la diffusion d’extraits sur la chaîne YouTube Frontières, qui mettaient en cause un repas supposément onéreux facturé au titre d’une mission professionnelle. Parmi les éléments relayés figurait un passage d’interview avec l’influenceur Marc Blata, installé à Dubaï, qui affirme que l’équipe de l’émission aurait « déjeuné à Dubaï pour une note de près de 1 000 euros », payée selon lui avec de « l’argent public ». L’extrait a largement circulé en ligne et a multiplié par cinq l’audience habituelle de l’auteur de la publication.
Réponses de la journaliste et de la production sur la gestion des dépenses
Outre la prise de parole d’Elise Lucet, la production de Cash Investigation a réagi publiquement aux accusations. Sur le compte Instagram de l’émission, la production a dénoncé le fait que la chaîne Frontières « n’a jamais contacté Cash Investigation pour recueillir notre version des faits », rappelant que le droit de réponse et la vérification des informations sont des principes fondamentaux du journalisme.
Sur le plan factuel, la note de frais mentionnée dans la polémique et attribuée à l’équipe de tournage concernait, selon la production, une addition de 1 156 dirhams, soit environ 290 euros. La production a précisé que ce montant correspondait aux usages locaux à Dubaï et ne constituait pas une dépense inhabituelle pour un tournage à l’étranger.
Les producteurs ont indiqué que l’ensemble des dépenses effectuées pour les tournages est conservé, vérifié et encadré par les procédures internes de France Télévisions. Ils ont assuré que rien n’était utilisé de manière abusive et que chaque dépense respectait strictement les règles applicables au financement des productions.
Par ailleurs, le dossier rappelait que l’influenceur Marc Blata faisait l’objet en France d’une enquête pour escroquerie, avec plus de 150 plaintes déposées à son encontre, et qu’il avait été au centre du documentaire de Cash Investigation diffusé en 2024, intitulé Argent facile : les fausses promesses des influenceurs, documentaire cité dans les échanges liés à la polémique.



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