Bénin: le gouvernement réagit à la demande d’évacuation sanitaire de Réckya Madougou

En prison depuis le 05 mars 2021, Réckya Madougou, selon ses avocats, est dans un état critique. On apprend depuis quelques jours que, dans une correspondance adressée au ministre de la Justice, sa défense a demandé une évacuation sanitaire en sa faveur. Ce mercredi, le porte-parole du gouvernement a réagi à cette actualité.

Sur RFI, ce lundi, l’avocat français de Réckya Madougou a fait savoir que sa cliente est dans un « état extrêmement fragile ». Quelques jours avant, ses avocats locaux, en dénonçant les conditions de détention de la candidate recalée au scrutin présidentiel d’avril dernier, avaient sollicité une évacuation sanitaire.

Pour le ministre Alain Orounla, porte-parole du gouvernement béninois, pour aboutir à une évacuation sanitaire, il faut avoir passé par une procédure. « Lorsque l’état de santé d’un détenu se dégrade, ceci est constaté et attesté par des certificats médicaux délivrés par un médecin assermenté et lorsque le cas nécessite une évacuation, il est donné une suite favorable », a-t-il confié.

Réckya Madougou en prison pour financement supposé de terrorisme

Cette affaire de captures d’écran est aujourd’hui portée sur la place publique, suite à l’arrestation de Réckya Madougou, accusée d’avoir financé des actes de terreur en préparation dans le pays. C’est, en effet, après son emprisonnement que Modeste Kérékou a jugé bon de faire un retour en 2018 pour sortir les captures d’écran.

Selon ses dires, il aurait pu le faire depuis 2018 ; mais le président Patrice Talon, informé de la situation en son temps, lui aurait demandé d’ignorer les faits. Aujourd’hui, ces faits pourraient constituer de nouvelles charges contre Réckya Madougou, qui est déjà dans les mailles de la justice.

Pour rappel, elle avait été désignée comme candidate au poste de président de la République à l’élection du 11 avril 2021, pour le compte du parti « Les Démocrates ». Pour défaut de parrainages, son dossier avait été rejeté par la Commission électorale nationale autonome (Céna).

Malgré la décision de la Cour constitutionnelle qui a confirmé le rejet de sa candidature, Réckya Madougou a continué à protester contre ce qu’une partie de l’opposition appelle « présidentielle non-inclusive ». Désormais, en détention provisoire, elle n’a encore aucune idée du sort qui lui est réservé.

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